Pentathlon des neiges 2008
Mars 16th, 2008Le 25 Février dernier se déroulait le pentathlon des neiges 2008 sur les plaines d’Abraham. J’y ai participé dans la catégorie compétitive solo. On était environ 500 à prendre le départ de cette dernière journée de compétition.
Dans mon cas, je me sentais bien le matin de la course quoique je n’avais que très peu dormi la semaine d’avant en raison d’une surchage de travail. Ce que j’aime le moins de cette course c’est que ça fait beaucoup de stock à amener et plein d’affaires à penser. J’avais mon vélo de montagne après mon rack à vélo, ma plus grande crainte était que le calcium des routes mouillées d’hiver affecte le bon fonctionnement de mon vélo. Je l’ai donc tout emmitoufflé de sac à vidange la veille. Malheureusement j’avais fait tout cela pour absolument rien car le lendemain il faisait assez froid et les routes étaient complètement sèches. J’ai aussi dû farter mes skis la veille en mettant de la Toko bleue, opération plutôt hasardeuse car j’ai dû me fier sur ce que Mr. Météo annonçait le lendemain. J’étais pogné avec mes skis de classique car mes skis de patin ont étés réquisitionnés par quelqu’un d’autre (hum hum).
On débarque le stock, oufff je m’ennuie du grand stationnement du Mont Tourbillon et les routes paisibles au Lac Beauport, faut faire ça vite, beaucoup de traffic et de participants qui veulent aussi débarquer leurs trucs… La ville c’est stressant. :-)
Pour faire changement de nos courses de vélo, le départ est retardé de 30 minutes. On attend au chaud dans le luxueux hôtel le Concorde. Une fois les consignes d’avant courses données, on pogne nos vélos et on va se placer sur la ligne de départ. Malheureusement je suis pas mal loin sur la grille. Heureusement on descend dans le vieux port sous vitesse contrôlée. Je vais donc pouvoir dépasser allégrement sans trop de stress. Le départ est donné, il faut faire attention, tout le monde roule tout croche, on passe devant la fontaine de Tourny, on atteint Place D’Youville, on atteint le Marché du Vieux Port en descendant par la côte Samson. J’ouvre la machine pas mal pour atteindre le devant du peloton. On finit par s’arrêter devant la traverse Québec Lévis, là où on aura un départ arrêté. On attend un autre bon 10 minutes à cet endroit. Certains en profitent pour aller faire leurs besoins en pleine ville sur le trottoir. Moi je suis content de ne pas avoir gelé du tout contrairement à l’année dernière où je ne sentais plus mes pieds après l’épreuve du vélo. J’en profite aussi pour faire du social avec quelques équipiers de vélo de montagne que je n’avais pas vu depuis un bail. On décide de nous faire avancer un peu, un gars de cyclocross qui croyait que c’était le départ avait fixé ses calles pieds pour se retrouver bloqué puis par terre sur l’épaule, outch vraiment une chute bête… vive l’option des souliers à clips. Je remarque aussi qu’il a beaucoup de monde avec des vélos de route avec des pneus de cyclocross ou des vélos de cyclocross tout court, oufff j’espère pour eux qu’il n’y aura pas trop de glace. Moi j’ai mon bon vieux vélo de montagne Desperado avec mes Serac full crampons. Bon enfin on part, ça part vraiment vite et ça continue de rouler en fou sur le Boulevard Champlain. Quelques vélos hybrides avec casques années 80 me dépassent en roulant la langue à terre, ils tofferont pas. Moi ça va, je roule avec les gars de montagnes experts, mon frère est derrière moi. On fait un virage en épingle vers une petite rue le long du Cap Diamant, la rue est très enneigée et glacée et il y a comme des roulières de glace. Les routeux et cyclocrosseux en arrachent et roulent tout croche comme de raison, c’est le temps de les dépasser. Tout à coup, ce qui devait arriver arriva, un routeux glisse et chute lourdement en avant de moi et entraine dans sa chute 4 autres coureurs. La rue est bloquée par les vélos au sol, je dois presque m’arrêter, mon frère en profite pour me rattrapper, on roule ensemble, une fois revenu sur Champlain, on se tire un peu. Ce que j’attendais avec impatience la côte de la Montagne. Car ma grande force c’est la montée. Je me donne à fond en montant en danseuse. La plupart des énervés du départ ont la langue à terre, certains hybrides grimpent à pied. Je dépasse un grand nombre de coureurs, les touristes nous encouragent devant le château Frontenac, les asiatiques prennent des photos. En haut de la côte, j’arrive dans le pack des coureurs de montagne experts donc pas mal dans les premiers. L’ambiance est vraiment incroyable en haut de la côte, ça crie ça hurle, j’en ai des frissons. La première épreuve s’était très bien déroulée. J’étais très content car c’était la seule épreuve que je prenais vraiment au sérieux afin de vérifier ma forme physique. Mention honorable à Gilles Morneau qui a fait l’épreuve du vélo en ayant oublié de visser sa roue arrière… ;-)
Surveiller le rose sur les photos ci dessous:
J’enfile mes souliers et c’est parti pour 6 km de course à pied. Épreuve où je suis totalement pourri. Comme de raison c’est pénible, j’avance pas vite et mes pulsations sont dans le piton. C’est la débandade, en plus un point de côté m’affecte. Gilles Morneau me dépasse ultra concentré, j’essaie de le suivre un peu mais rien à faire. Sophie de mon club me dépasse et me donne un truc pour me débarrasser de ce foutu point, rien à faire. Va falloir endurer.
Rendu au ski de fond, je suis très loin mais j’espérais bien me reprendre dans cette épreuve, moi qui est toujours très à l’aise en classique. Je monte sur mes skis mais c’est la catastrophe, je n’ai aucun kick, je recule sans bon sens. Le soleil était très fort et ça m’aurait pris de la rouge. À partir de ce moment là, je me suis dit que mes chances de bien faire étaient finies et que j’allais prendre ça comme un entrainement. Le parcours est amusant par exemple et viraille à souhait, les Guido Visser et Raphael Gagné me prennent des tours.
J’ai fini le ski de fond encore très loin, le patin à présent. Je saute sur la glace mais comme je suis loin, la glace est un vrai champ de bataille, ça n’avance pas vite.
J’espérais bien sauver ma face lors de la dernière épreuve de raquette. Je suis enfin à l’aise à présent, le parcours est très cardio avec une montée casse patte à la fin. Je dépasse beaucoup de monde, dont certains qui marchent, je fait quelques sprints à l’occasion. Mes nombreuses randonnées de raquette paient enfin. La montée finale me profite vraiment en la faisant à fond. Au dernier tour, je suis engagé dans un sprint avec quelques autres personnes que j’avais rattrappé, je donne tout ce que j’ai mais horreur, avant le fil d’arrivée… une maudite crampe au mollet, ça faisait longtemps que je n’avais pas eu ça. Je n’avais pas assez bu je crois, j’aurais peut être dû boire de la boisson avec des électrolytes aussi.
Arrivé à l’arrivée on fait du social et on ramasse nos affaires.
Bref, ça été une bien belle course superbement organisée. Dommage que j’aie eu quelques malchances. Mais je suis tout de même très content de ma performance en vélo. Signe encourageant pour ma première saison chez les experts cet été. On se dit à l’an prochain, j’aimerais bien essayer la formule en équipe afin d’éviter la course à pied.
Bon restant d’hiver, si ça peut fondre un jour, je suis vraiment en manque de vélo!!!
Raid Pierre Harvey 2007
Mars 15th, 2008Je sais que le sujet n’est pas trop à jour mais j’aimerais vous faire un petit résumé de ma plus belle course que j’ai fait cet été le Raid Pierre Harvey. Un raid de deux jours assez exigeant avec 1400 mètres de dénivellé positif dans le backcountry sur les terres du séminaire. Première journée de 80 km Le départ se faisait par un samedi plutôt nuageux. Comme dans tout raid qui se respecte, ça part assez mollo, on prend la route à Stoneham avec une voiture de police en avant. Rendu sur le chemin de la Sagamité qui longe l’autoroute Laurentienne, la police nous lâche et on tombe sur un chemin de gravier, le tempo augmente, je décide de laisser passer plusieurs personnes sachant que la course ne se jouerait pas là. On coupe dans le bois vers le chemin de l’éperon, un petit chemin de quatre roues que j’adore qui se change en route de gravier, beaucoup de beaux ups and down et un paysage superbe. Tout va bien, je garde le rythme, après une superbe descente grisante, on arrive au Lac Beauport sur la partie pavée, mes pneus gonflés à bloc me permettent de rattrapper plusieurs énervés du départ. Par après on tourne à gauche dans le coin des Singletracks du lac neigette et on arrive au premier ravito. Je vois mon frère au pied d’une montée technique qui me donne la bonne ligne à prendre, yé ça monte bien. Après encore de l’asphalte sur le chemin des lacs, endroit où je vais souvent rouler, ce qui m’avantage beaucoup. Maintenant fini l’asphalte, on pogne la montée technique de cité joie qui nous amène directement sur les terres du séminaire. La montée est en gazon assez inégal, beaucoup de creux mais ça va bien, je m’accroche à un Dalbix que je suivrai jusqu’en haut. Beaucoup de bouette en haut de la côte, pas évident avec des pneus aussi gonflés, je dois me battre pour rester sur le vélo mais c’est super quand même, j’aime ce genre de terrain. Ensuite nous voilà enfin dans le back country, et là ça monte, ça monte, ça monte, ça fini plus… ma grande force, je vais chercher quelques personnes tout en restant conservateur quand même. après 30 minutes de montée en face de singe, on arrive au ravito 2 au Lac Des Coudres. C’est superbe, beaucoup de petits chalets, des vues superbes sur les montagnes, dommage qu’on ait pas le droit d’aller là en temps normal pour ne pas nuire au raid, j’étais déja allé ailleurs sur ces terres mais jamais à cet endroit. Cette partie du raid était très roulante, beaucoup de chemin forestier. Un peu plus tard j’arrive à la partie la plus trippante de la journée, la descente de 12 km vers le parc de la Jacques Cartier. Ça viraille beaucoup , il faut rester vigillant, on atteint des vitesses grisantes, pendant ce temps je rattrappe un petit groupe de deux, un cannondale et un gars de l’équipe edge, (yeurk du edge) que je suivrai pendant un bon bout. Après la superbe, on aboutit au restaurant le Relais du nord sur la 175 qu’on doit traverser sous un petit pont haut de 5 pieds les deux pieds dans une rivière. On doit se pencher en masse et faire attention au courant. On entre dans le parc de la Jacques Cartier pui on tourne vers Tewkesbury en longeant la Jacques Cartier, un sentier de 4 roues sablonneux par endroit. On finit par reprendre l’asphalte, une pancarte nous indique qu’on a 6 km d’asphalte à faire, je me dis qu’il ne doit pas en rester gros et je me mets à attaquer. Profitant de mon hardtail et de mes pneus durs, je me lève debout et je me donne à fond, je dépasse beaucoup de monde. Ensuite, fini l’asphalte, on regrimpe dans les montagnes, je ressens un peu de fatigue parcontre. Les km suivants étaient très techniques, du sable, des descentes abruptes, des grosses roches rondes et de la boue. Mes pneus durs sont totalement inefficaces, je n’ai pas le choix de courir un peu, plusieurs me redépassent. Cette section m’a beaucoup fatiguée, rendu en bas de la montagne à Stoneham, je n’ai plus de jus, je commence à bonker, les derniers km ont été longs, j’arrive à stoneham assez loin… Je devrai me reprendre le lendemain… 12 ème sur 12 senior, assez poche!
Deuxième journée, je ne m’attends pas à grand chose, surtout après avoir bonké la veille. Le réveil est pénible mais j’y vais pareil. La journée est encore plus belle que la veille. Le commissaire a voulu faire une blague au départ en nous disant que la course se jouerait dans les premiers km et raison de la rivière qu’on aurait à traverser sous la 175. Plusieurs ont pris ça pour du cash et sont partis aussi vites qu’à une coupe québec. On vire dans le bois assez soudainement dans une section assez boueuse et technique, oufff ça joue du coude, plusieurs se plantent, de mon côté, avec mes verres fumées je suis totalement aveugle, après une petite glissade, je décide me ranger sur le côté et de serer mes lunettes dans mon maillot. Une fois sorti du bois, je suis vraiment dans les derniers, je décide donc de donner le tout pour le tout et d’ouvrir la machine dès les premiers km, je n’avais rien à perdre de toute façon. On se dirige vers Saint-Adolphe, où on va grimper le chemin Whalen, je me lève debout, je redépasse tous les énervés du début qui ont la langue à terre… On monte pendant près d’une heure, je dépasse des vieux routiers des raids, ça va super bien. On refini par redescendre sur un petit chemin de gravier qui tortille à souhait, je lâche les freins, vraiment génial, je dépasse encore. On finit par arriver au Lac et reprendre le chemin de l’éperon, je dépasse plusieurs crampés et bonkés. Dans la desente vers les lacs, deux intelligents en pick ups étaient arrêtés en pleine descente dans un virage et jasaient à deux de large. Je les vois à la dernière minute, j’applique les freins, je dérappe et manque de foncer dans le pick up. Les deux cocos ne se tassent toujours pas, je fulmine, je leur crie de sacrer leur camp et que j’aurais pû me blesser sérieusement. Vraiment deux beaux nonos. Je continue sur mon air d’aller jusqu’à l’arrivée où j’ai fait un bien meilleur temps que la veille. J’ai fini à moins de 30 minutes de Dgilz, ce qui est très bon, je suis 5 ème sénior sport de la journée et sixième au cumulatif. Pas trop mal considérant la déconfiture de la veille. :-)
Prochain texte: Pentathlon des neiges 2008!!!
Sortie de vélo à Duchesnay
Mars 15th, 2008Aujourd’hui je vais vous raconter une de mes plus belles sorties de l’été. Ça s’est passé quelque part à la fin Mai. Je feelais pour une longue distance cette journée là et j’avais pensé aller me tapper des chemins forestiers à Duchesnay. Malheureusement je ne me suis pas trouvé personne pour m’accompagner. Je décide de partir tout de même. Je suis parti de Valcartier ce matin là et j’ai pris la piste Jacques Cartier Portneuf, environ une demie heure plus tard me voilà à Duchesnay. Je rentre voir la petite madame de l’accueil qui me donne la carte des sentiers et m’explique un peu les trajets. J’avais entendu parler sur le groupe de discussion de la vmqca qu’il était possible de faire du vélo de montagne là, je ne m’attendais pas à grand chose et j’ai été surpris. La randonnée débute sur un chemin forestier très large sur un faux plat montant, j’aime ce type de sentier car en raid il me permet de me reposer de la technique, de me mettre dans ma bulle et de pédaler régulièrement. Je croise quelques chalets, la forêt de feuillus est superbe, par après quelques bonnes montées, je croise le lac au chien qui est superbe de même que quelques tourbières. Mais la peur s’installe car je m’engouffre vraiment creux dans cette réserve écologique qui est immense, je suis seul, pas de cellulaire, je n’ai pas vu âme qui vive et regardant l’état de la chaussée, j’ai l’air d’être un des seuls à avoir roulé cette route depuis plusieurs jours, de plus je vois plein de traces de toutes sortes de grosses bibittes partout. Puis je me ramasse dans un petit chemin de quads étroit, quelques virages plus loin je fais la rencontre que je redoutais le plus: Un Ours!!! Le plus gros que j’ai vu en liberté à quelques mêtres de moi. Je fige de peur, l’ours se sauve au gallop et je poursuis ma route. Plus de trace de l’ours mais je décide de lâcher un gros cri pour l’effrayer le plus possible. Quelques instants plus tard j’arrive au bout de la réserve à un point de vue magnifique, au lac à claire qui est situé au pied du Mont Cambrai. Cette montagne est vraiment splendide avec son impressionnante falaise. Quand je suis arrivé je me suis dit wow késsé ça, cette montagne est vraiment différente des autres aux alentours et ressemble un peu à ce qu’on retrouve dans le parc des grands jardins. Je reste sur place quelques instants à me faire bouffer par les mouches, je n’avais jamais vu autant de mouche je dois dire, je me serais cru en Abitibi. Puis le retour, je décide de ne pas prendre le même chemin où j’avais vu l’ours, je me retrouve dans un petit sentier de quads qui monte beaucoup, la forêt est très sombre à cet endroit et le sentier vraiment étroit, il y a de la mousse sur les arbres et je me croierais dans une scène du Projet Blair, j’ai peur de recroiser l’ours, je sursaute au moindre bruit. Je fini finalement par sortir de ce sentier puis je me ramasse à nouveau sur une route forestière qui descend, descend et n’arrête pas de descendre. C’est super trippant. Je fini ma randonnée par le chemin des refuges, une montée longue et abrupte qui refini par descendre. Une fois sorti de la réserve, je reprend la piste cyclable, je fais un crochet par les sentiers de Saint-Émile et je me ramasse chez nous. Un beau 5 heures de vélo si je me souvient bien et une distance d’une centaine de km.




